Visitez les autres chapitres

Masen, porteur du renouvelable au Maroc

Dans le cadre du programme national de développement des énergies renouvelables visant à porter la part de la puissance électrique installée à partir de sources d’énergies renouvelables à 42% à l’horizon 2020 et 52% à l’horizon 2030, la société [Masen] a pour objet de réaliser […] un programme de développement de projets intégrés de production d’électricité d’une capacité totale minimale additionnelle de 3 000 MW à l’horizon 2020 et 6 000 MW à l’horizon 2030 […]

Article premier de la loi n° 37-16 modifiant et complétant la loi n° 57-09 portant création de la société « Moroccan Agency For Solar Energy » devenue
« Moroccan Agency For Sustainable Energy »

Un pilote pour les énergies renouvelables

Masen, un acteur central des énergies renouvelables

Le déploiement progressif de la Stratégie énergétique nationale et le rehaussement de ses ambitions ont motivé en 2016 le renforcement des prérogatives de la société dédiée au pilotage et à la gestion des projets de valorisation des énergies renouvelables.

L’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) et Masen sont dans ce cadre appelés à travailler en symbiose pour un déploiement, encore meilleur, du secteur énergétique propre du Royaume.

Capitaliser sur l’expérience solaire

En effet, depuis sa création en 2010, et fort de son modèle de fonctionnement original, Masen relève avec succès le défi de la mise en œuvre du Plan Solaire Marocain Noor.

Interlocuteur dédié unique, présent à chaque étape de la chaîne de valeur, Masen offre une grande efficacité d’action par la structuration juridique et financière innovante des projets énergétiques, la gestion optimisée des risques et la dimension intégrée de leur développement.

Enfin, la configuration organisationnelle de Masen, société anonyme à capitaux publics, en fait une entité qui combine la force du privé à la force du soutien de l’Etat.

Un cadre institutionnel renforcé

L’ajustement de l’architecture institutionnelle du secteur des énergies renouvelables s’est avéré porteur de nombreuses synergies. Les prérogatives et les responsabilités des principaux acteurs ont ainsi été adaptées.

La relation entre Masen à la production d’énergie propre, d’une part, et l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) à son acquisition-distribution, d’autre part, a été renforcée. Masen et l’ONEE travaillent en étroite collaboration sur l’ensemble du processus de production d’électricité d’origine renouvelable.

A l'origine de MASEN, un dessein royal

[…] Partant de Notre vision à long terme, où sont intégrées les tendances et les mutations de la situation énergétique mondiale qui s’esquisseront au cours des prochaines décennies, Nous plaçons la sécurité d’approvisionnement, la disponibilité de l’énergie ainsi que la préservation de l’environnement en tête de nos préoccupations. C’est pourquoi Notre pays doit se préparer et s’adapter en permanence aux différents changements à venir pour être en mesure d’assurer son développement économique et social en répondant durablement à ses besoins croissants en énergie. […] Nous insistons sur la nécessité de diversifier nos sources d’énergie, de mobiliser nos ressources renouvelables.

Extrait du message de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, aux participants aux premières assises nationales de l'énergie qui se sont ouvertes à Rabat le 06 mars 2009

[…] Depuis la prise de conscience de l’urgence climatique à Rio en 1992, le Royaume a résolument inscrit sa politique volontariste en matière de développement durable et de protection de l’environnement, dans l’effort global de la Communauté internationale, à travers une série de réformes constitutionnelles, législatives, institutionnelles et règlementaires. […] C’est ainsi que l’objectif de 42 % qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter à nos besoins en 2020, a récemment été porté à 52 % à l’horizon 2030. Par son caractère ambitieux et substantiel, la contribution prévue déterminée du Maroc à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, confirme cette démarche avant-gardiste du Royaume.

Extrait du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, à la 21ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), à Paris le 30 novembre 2015

De la volonté à l’action

Une vision claire et anticipative

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a donné une impulsion majeure en faveur des politiques sectorielles, en se préoccupant des besoins et des enjeux énergétiques, ainsi que de la préservation de l’environnement.

La question énergétique s’est posée et la réponse par les énergies renouvelables s’est imposée, comme vecteur de développement énergétique, socio-économique et climatique.

Le potentiel conséquent du Royaume en énergies propres, et propres, est ainsi mis à contribution pour accompagner l’émergence du pays et inscrire son progrès dans la durabilité.

Inauguration par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en juin 2010 du parc éolien de Tanger I «Dhar Saadane»

Inauguration par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en janvier 2015 d’un ensemble de projets hydrauliques dont le barrage de Mdez

Un bras opérationnel

Pour assurer le pilotage et la mise en œuvre de programmes nationaux dédiés aux énergies propres, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a désigné Masen le 13 octobre 2015.

Masen est désormais en charge de mettre en œuvre la vision Royale d’une synergie en matière d’énergies renouvelables. Il devient le partenaire central au Maroc pour le développement, le financement et la gestion de tous les projets d’énergie renouvelable, notamment solaires, éoliens et hydrauliques, sur les plans national, continental et international.

Les énergies renouvelables, une réponse pertinente

La prise en compte des besoins socio-économiques du pays et l’urgence de préserver l’environnement ont conduit à puiser dans les énergies renouvelables la puissance nécessaire à un développement national pérenne. Parce que choisir n’est pas toujours renoncer, le Maroc prend la voie d’une croissance à faible intensité carbone sans aliéner sa productivité.

Et le Royaume de faire de ses énergies renouvelables une force !

Ainsi, pour accompagner un développement économique et social accéléré…

Au Maroc, les besoins croissants en énergie liés aux stratégies sectorielles structurantes, à la consommation des ménages et à l’électrification du milieu rural (99% en 2015) se heurtent à la forte dépendance énergétique du pays (importation de 95% de l’énergie consommée en 2014) et à l’importante volatilité du prix des énergies fossiles.

L’enjeu fondamental est donc la maîtrise de l’équation besoin en énergie-lutte contre le changement climatique.

… tout en préservant l’environnement

La prise de conscience de la nécessité de lutter contre les effets des changements climatiques et de préserver l’environnement est aujourd’hui mondiale. Le recours aux énergies renouvelables se confirme comme la solution incontournable à l’atténuation des effets du réchauffement climatique.

Au Maroc, les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont relativement faibles. En 2011, la moyenne mondiale par habitant était de presque 5 tonnes équivalent CO2 (tCO2) contre à peine plus d’1,7 tCO2pour le Maroc.

Impacté par les effets du réchauffement climatique et concerné par ce problème international, le Maroc s’est engagé à contrôler ses émissions de GES, conformément à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Lors de la COP 21, le Royaume a précisé un objectif national de réduction des émissions de GES de 13 % d’ici 2030.

Le recours aux énergies renouvelables permettra au Maroc, d’ici 2020, d’éviter l’émission d’au moins 9,3 millions de tCO2 (2,5 millions de tep), dont 3,7 millions de tCO2 grâce au développement de projets solaires et 5,6 millions de tCO2 grâce aux projets éoliens.

Valoriser le potentiel renouvelable national

Le Maroc, par sa position géographique stratégique, bénéficie d’un potentiel en énergies renouvelables remarquable.

Il est le 9ème pays au monde en taux d’ensoleillement : ses 710 000 km2 bénéficient d’un ensoleillement compris entre 2 800 et 3 400 heures par an ; le potentiel technique solaire national est évalué à 20 000 MW. La puissance installée du solaire au Maroc est de 180 MW en 2016.

Sur le plan éolien, le pays présente le 31ème gisement mondial. Ses 3 500 km de côtes atlantiques enregistrent des vitesses de vent entre 7,5 et 11 m/s, soit un potentiel technique estimé à 25 000 MW. La puissance installée de l’éolien au Maroc est de 800 MW en 2016.

Sur le plan hydraulique, la politique des barrages conduite depuis l’Iindépendance jusqu’à aujourd’hui a permis d’installer une puissance de 1 770 MW, sur un potentiel technique national de 3 800 MW.

Masen, ou la mise en oeuvre de la stratégie renouvelable

En savoir plus

Une politique énergétique adaptée

La stratégie nationale

La Stratégie énergétique nationale vise à accompagner un développement économique pérenne.

Cette stratégie s’articule autour de :

Sécurité d’approvisionnement

Accès généralisé à l’énergie

Préservation de l’environnement

Rôle régional et international du Maroc

Mix énergétique diversifié

Développement des énergies renouvelables

Priorité donnée à l’efficacité énergétique

Intégration régionale

 

Son pilier renouvelable

En sus de l’efficacité énergétique confiée à l’AMEE, le volet renouvelable de la Stratégie nationale piloté par Masen concerne, à ce jour, le solaire, l’éolien et l’hydraulique. D’autres sources d’énergies renouvelables, comme la biomasse, sont susceptibles d’être déployées dans l’avenir.

Si, en 2015, l’exploitation des ressources renouvelables a permis d’atteindre un mix énergétique national pour 34% d’origine renouvelable, l’objectif pour 2020 est de passer à 42% et pour 2030 à 52%.

Le cadre législatif et réglementaire a été réformé et adapté à la nouvelle ambition de la Stratégie nationale.

 

D’ici 2020, 3 énergies renouvelables prioritaires

L’hydraulique

Depuis l’Indépendance, la politique des barrages organise la gestion de l’eau et comprend un programme d’hydroélectricité. L’objectif est d’atteindre une puissance installée de minimum 2 000 MW en 2020, soit 14 % de la capacité totale de production électrique installée.

Si, au Maroc, les barrages sont d’abord exploités pour l’irrigation, ils sont aussi utilisés pour produire de l’électricité en cas de surplus de la capacité du barrage ou pour répondre à une demande urgente du réseau électrique. Les nouvelles capacités hydroélectriques en construction ou planifiées contribuent notamment à stabiliser le parc de production électrique.

Le solaire

Lancé officiellement en novembre 2009, le Plan Solaire Marocain Noor prend forme notamment à travers plusieurs sites : Ouarzazate, Midelt, Laâyoune, Boujdour, etc.

La méthode de sélection de ces sites et des implantations à venir est rigoureuse. Plusieurs critères entrent en ligne de compte, en particulier la qualité de la ressource solaire, la disponibilité foncière, la qualité du sol, le statut non-agricole du terrain, l’absence de conflit d’usage du terrain, la proximité des infrastructures de base requises – notamment électriques.

De nouveaux sites sont à l’étude afin d’élargir l’actif nécessaire à la réalisation de l’ambition du Maroc en matière d’énergies renouvelables. L’objectif est l’installation à l’horizon 2020 d’une capacité de production de minimum 2 000 MW, soit 14% de la capacité installée.

L’éolien

Le plan dédié à l'énergie éolienne vise à poursuivre la réalisation de parcs éoliens de grande puissance.
Depuis son lancement officiel en juin 2010, ce plan prévoit la mise en place d'une capacité de 2 000 MW à l’horizon 2020.

Les projets actuellement développés ou en cours se situent notamment à Tanger, Tétouan, Taza, Midelt, Essaouira, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, etc.

Téléchargez le Cadre législatif et réglementaire

Masen, une synergie multiple

Pour garantir le positionnement du Maroc sur l’échiquier continental et international en matière d’énergies renouvelables, Masen met en œuvre des synergies à plusieurs niveaux :

  • des synergies stratégiques
  • des synergies organisationnelles et relationnelles
  • des synergies entre les énergies et les technologies

Parce que l’union fait l’énergie

Des synergies stratégiques

Les différents acteurs de l’écosystème national des énergies renouvelables partagent une ambition commune : confirmer le positionnement du Maroc à l’avant-garde du secteur. La refonte du cadre institutionnel et la redistribution des prérogatives des différents acteurs concernés, autour du binôme Masen-ONEE, confèrent une plus grande visibilité aux projets développés, et garantissent, ce faisant, une meilleure cohérence d’ensemble. Ces synergies stratégiques ont deux bénéfices importants :

Sur le plan national : la possibilité d’une plus forte intégration au service de l’économie marocaine

Sur le plan international : une notoriété accrue du Maroc dans le domaine du renouvelable, de ses projets et des acteurs clés qui les développent et les exploitent.

Des synergies organisationnelles et relationnelles

En restructurant son secteur énergétique, le Maroc redéfinit le périmètre d’action de chaque acteur pour éviter tout risque de chevauchement des prérogatives et maximiser l’efficience du dispositif général.

Désormais opérateur institutionnel central du domaine des énergies renouvelables au Maroc, Masen joue le rôle de facilitateur vis-à-vis des institutionnels, des investisseurs et des développeurs, des industriels et de la communauté scientifique, des autorités et des populations locales. Les synergies ainsi créées entre les différentes parties prenantes permettent notamment :

D’optimiser la gestion des différents processus en capitalisant sur la similitude des interfaces (aux niveaux national et international) ;

De maximiser la qualité du positionnement auprès des différents acteurs, notamment internationaux, de la chaîne de valeur.

Pour optimiser le développement et la gestion de ses projets, Masen recherche l’effet synergétique à toutes les étapes du circuit de production des énergies renouvelables. Cela se traduit par la mise en commun des compétences et des expertises, à travers une chaîne de valeur exhaustive. Cela s’incarne aussi par la capitalisation sur les expériences et sur les parcours des ressources humaines, accélérant la mise en œuvre de la Stratégie nationale et limitant les risques.

Des synergies entre les énergies et les technologies

Le pilotage des énergies renouvelables par le même acteur, Masen, permet enfin de définir des configurations optimales et innovantes pour les besoins du réseau électrique exprimés par l’opérateur, l’ONEE. Ainsi, Masen tire le meilleur parti des spécificités de chaque énergie renouvelable. Quant au choix particulier des technologies ou des associations de technologies, il est motivé par la nécessité de répondre de manière efficace aux besoins de consommation.

Masen, animateur d’écosystèmes intégrés

Masen catalyse des écosystèmes énergétiques cohérents, à travers une approche intégrée inscrite dans son ADN.

 

Des écosystèmes intégrés

Au service des régions

L’approche intégrée de Masen permet l’émergence de puissants leviers de développement à l’échelle nationale, mais aussi régionale.

La création de nouveaux relais de croissance autour des installations d’énergies renouvelables concourt à renforcer l’attractivité régionale et à faire naître de nouveaux marchés.

Au service de l’économie nationale

Masen, en catalysant des écosystèmes intégrés, se met au service de l’économie nationale.

Outre la production d’électricité au cœur du dispositif, l’action facilitatrice de Masen vise à :

  • doter le secteur d’un tissu industriel national fort ;
  • mettre en place des filières de formation spécialisées et favoriser l’émergence de nouveaux métiers ;
  • encourager la recherche et développement et l’innovation, pour une meilleure performance technologique.

Sous-tendant cette démarche intégrée, la stratégie de développement local mise en œuvre par Masen participe à l’équité territoriale et à la croissance durable des zones accueillant les projets.

Les piliers de l’approche intégrée

Production électrique

Masen produit de l’électricité à partir des énergies renouvelables et, en cela, est le principal contributeur aux objectifs nationaux : si en 2015, la puissance électrique d’origine renouvelable représente plus du tiers du bouquet énergétique national, en 2020 l’objectif national est de passer à 42% et en 2030 à 52%.

Les projets de valorisation des énergies propres visent à tirer le meilleur parti du solaire, de l’éolien et de l’hydraulique, grâce à des choix de technologies adaptés aux sites sélectionnés et aux besoins identifiés.

Enfin, ce faisant, Masen porte une attention particulière à l’intégration environnementale et urbanistique de ses projets.

Intégration industrielle

Masen encourage l’intégration industrielle et le recours aux expertises et aux compétences nationales, contribuant ainsi à l’émergence d’une nouvelle dynamique à l’échelle du pays.

Il s’agit, dans un premier temps, de faciliter l’implication des entreprises nationales, voire locales, existantes. Dans un second temps, l’objectif est de faire émerger une véritable industrie nationale spécialisée dans les énergies renouvelables.

Sur Noor Ouarzazate I, le taux d’intégration industrielle a atteint 30% du coût de l’investissement total du projet. Par exemple, des entreprises nationales des domaines de la métallurgie, du câblage, de la fabrication de composants électriques, des BTP et des services spécifiques à la construction d’une centrale solaire ont participé au chantier de construction de la centrale.

Sur Noor Ouarzazate II et Noor III, le taux d’intégration industrielle visé est de 35 %.

En parallèle, le Cluster crée les conditions pour le développement d’une filière renouvelable compétitive. Il s’agit d’une plateforme de connexion et de réflexion à laquelle adhèrent différents acteurs publics et privés du secteur appartenant aux sphères de la recherche, de la formation et de l’industrie.

Des groupes de travail mènent des études sur des problématiques spécifiques aux énergies renouvelables.

L’objectif, à partir de leurs résultats, est d’identifier des opportunités et de définir les moyens requis pour leur concrétisation autour de projets collaboratifs innovants. A terme, le Cluster participe donc à l’élaboration d’un modèle économique adapté au contexte marocain.

La promotion d’une culture de l’innovation à tous les niveaux de la chaîne de valeur a vocation à renforcer les compétences industrielles dans le domaine des énergies renouvelables.
http://www.clustersolaire.ma

Filières de formation spécialisées

 

« Il est nécessaire d'engager une politique de formation efficiente et de développer les compétences en la matière [les énergies renouvelables]. »
Extrait du discours à la Nation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, le 30 juillet 2013, à l'occasion de la Fête du Trône

Afin de promouvoir le développement compétitif des nouvelles filières des énergies renouvelables, Masen intervient d’abord en amont, en contribuant à l’identification et à la définition des besoins en compétences du secteur, puis en aval, en accompagnant le déploiement de cursus de formation adaptés.

Il s’agit d’accompagner les écosystèmes dans leur développement, à travers un ensemble d’actions ciblées, générales ou spécifiques, répondant aussi bien aux besoins en matière de connaissances scientifiques et de savoirs généraux qu’aux attentes professionnelles liées aux métiers de l’entreprise. Afin d’amplifier son action, Masen s’appuie sur des accords de partenariats avec des acteurs nationaux et internationaux prestigieux : INES (Institut National (français) de l’Energie Solaire), RENAC (Renewables Academy), TECSOL (bureau d’études indépendant spécialisé dans l’énergie solaire), EMI (Ecole Mohammadia d’Ingénieurs), OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail), UCA (Université Cadi Ayyad), etc.

Sur le terrain, cette approche se traduit par un certain nombre d’initiatives:

L’Ecole d’été

Afin d’initier les futurs cadres aux technologies propres et dans la perspective de renforcer les liens entre les mondes académique et industriel, Masen organise annuellement des universités d’été sur les énergies renouvelables. L’événement rassemble pendant une semaine plus de 60 étudiants et doctorants, issus des différents établissements du Maroc, autour d’experts nationaux et internationaux.

Les projets de fin d’études et les stages d’excellence

Avec l’ambition de développer les compétences en mesure de relever les défis technologiques des énergies renouvelables au Maroc, Masen permet chaque année à une cinquantaine d’étudiants de réaliser leurs projets de fin d’études, soit au sein de Masen, soit dans des entreprises de l’écosystème. Ces étudiants ont ainsi l’opportunité d’être confrontés aux problématiques réelles des entreprises des filières renouvelables. Les thématiques des travaux peuvent porter sur des aspects techniques, économiques et/ou sociaux.

Le Prix d’excellence

Dans la perspective d’animer l’écosystème national des énergies renouvelables en valorisant la production de connaissances dans ce domaine, un Prix d’excellence récompense chaque année, depuis 2013, les travaux réalisés par des étudiants et des chercheurs marocains.

L’IRSEC*

Conscient de l’importance des travaux de recherches dans le développement des filières, Masen co-organise chaque année une conférence internationale, l’IRSEC*, dédiée aux énergies renouvelables. Elle rassemble plus de 300 participants du monde entier autour de problématiques scientifiques et techniques. Cette conférence a permis à des centaines de chercheurs marocains de publier leurs travaux de recherche dans des publications prestigieuses : SCOPUS, IEEE Xplore, Thomson Reuters, etc.

En 2016, l’IRSEC est la première conférence scientifique marocaine labellisée COP22.

* International Renewable and Sustainable Energy Conference

Développement de la recherche appliquée et de l’innovation

Les activités de recherche et développement revêtent une importance capitale, tant pour la mise en œuvre améliorée des centrales que pour l’émergence d’une industrie performante. Il est donc essentiel de prendre part à la dynamique des évolutions du secteur des énergies renouvelables, afin de se doter des technologies les plus efficientes et de contribuer à l’amélioration de la compétitivité de l’énergie propre.

Ainsi, Masen œuvre activement au déploiement de la recherche appliquée et pré-opérationnelle dans le secteur, conformément à la Stratégie nationale, et développe des plateformes de recherche, destinées à qualifier les technologies et à créer un réseau d’échanges entre les industriels et les institutions de recherche.

Sur le complexe solaire de Masen à Ouarzazate, une plateforme de recherche et développement de 200 hectares a été aménagée. Il s’agit d’un centre d’essais en conditions solaires optimales grâce à l’ensoleillement naturel du site, mis à la disposition des chercheurs et des industriels du monde entier, pour tester et améliorer les caractéristiques techniques des projets solaires au stade préindustriel.

Au-delà de l’opérationnalisation de ce centre de test dédié aux technologies solaires, Masen prévoit le développement de nombreux partenariats à l’international en matière de recherche et développement et d’innovation.

Développement local

Une autre composante essentielle de la démarche intégrée de Masen est la stratégie de développement local. S’adaptant au profil socio-économique des régions où sont implantées les centrales, Masen veille aux retombées positives de ses projets dans les secteurs essentiels que sont les infrastructures de base, l’éducation, la santé et l’agriculture.

Cette action est conduite selon une stratégie de développement local précise qui a vocation à être appliquée à l’ensemble des projets du groupe.

Voir le détail de cette stratégie ici.

Les projets Masen : des solutions àla pointe de la technologie

Agnostique en matière de technologie

Masen développe les technologies matures les plus innovantes au service de l’électricité la plus utile pour le Royaume.

Répondre aux besoins énergétiques

Des synergies stratégiques

Masen conçoit et réalise des projets de production d’électricité à partir de toutes les sources d’énergies renouvelables actuelles et futures.

Il s’agit de tirer profit de la complémentarité de ces énergies et de choisir, pour chaque site identifié, la technologie la mieux adaptée aux besoins du réseau.

Choisissez le type de projet :
Réinitialiser les filtres
  • Energie hydraulique
  • Energie éolienne
  • Energie solaire
Tanger
Tétouan
ouazzane
Taounate
Jerrada
Taza
Khénifra
Sefrou
Beni Mellal
Azilal
MideltMidelt
Nador
Ksar el kebir
Settat
Kelaat Sraghna
Marrakech
Essaouira
OuarzazateOuarzazate
Tarfaya
LaayouneLaayoune
BoujdourBoujdour
Taroudant
Sidi Slimane
Kasba Tadla
Ksar Sghir
El Oualidia
Chefchaouen
  • Découvrez la carte interactive de Masen

Cette carte interactive présente l'ensemble des projets développés* ou en cours de développement au Maroc.
Choisissez le filtre souhaité pour ne faire apparaître que les projets correspondants (énergie solaire, éolienne ou hydraulique).

*Y compris projets privés, hors projets à l'étude

Par l’hydroélectricité

La politique des barrages est menée depuis plus de 50 ans, avec près du tiers des 140 grands barrages actuels construits au cours des 15 dernières années. En plus de la gestion de la ressource hydrique, certains de ces barrages servent également à la production d’électricité.

A ce jour, la puissance électrique installée est de 1 770 MW. 12 centrales hydroélectriques, fournissant une puissance totale de 92 MW, seront mises en service en 2016.

La contribution de l’énergie hydraulique à la capacité de production électrique nationale envisagée à l’horizon 2020 est de 2 000 MW minimum.

  Barrage Al Massira

Par le solaire

Le premier complexe solaire marocain à grande échelle développé par Masen est Noor, à Ouarzazate, qui compte quatre centrales aux technologies complémentaires et innovantes.

L’objectif est d’atteindre en 2020 une capacité installée de 2000 MW.

Le solaire permettra, toujours à l’horizon 2020, d’économiser 3,7 millions de tCO2.

  Centrale Noor Ouarzazate

Par l’éolien

Les parcs éoliens de production d’électricité sont généralement implantés le long des côtes du Royaume.

L’objectif est d’atteindre en 2020 une capacité installée de 2000 MW.

L’éolien permettra, toujours à l’horizon 2020, d’économiser annuellement 1,5 million de tep, soit 5,6 millions de tCO2.

  Parc éolien Tanger

Au Maroc, quelles technologies ?

La technologie hydroélectrique

Cette technologie consiste en la conversion de l'énergie hydraulique en électricité au moyen de turbines.

Au Maroc, la production hydroélectrique associe des centrales à des barrages et inaugure depuis les années 2000 les STEP, un type particulier d’installation hydroélectrique .

Les technologies solaires

La technologie CSP (Concentrating Solar Power) permet de capter le rayonnement solaire au moyen de miroirs plans ou incurvés, pour ensuite le concentrer sur un récepteur contenant un fluide caloporteur (huile synthétique, eau/vapeur, sels fondus,…).

La chaleur est transférée vers une eau déminéralisée qui génère de la vapeur à haute pression dans un circuit fermé. Cette vapeur entraîne la turbine qui produit l’électricité. La vapeur d’eau est ensuite refroidie et le cycle de l’eau renouvelé.

Les systèmes CSP se composent de deux parties importantes :

  • Le champ solaire qui recouvre environ 98% de la surface totale de la centrale et permet de capter et de concentrer les rayons solaires ;

  • L’îlot de puissance (Power Block) qui permet la transformation de l’énergie thermique en énergie électrique.

Quatre technologies sont actuellement développées dans le monde :

Systèmes de concentration linéaire (CSP)

Miroirs cylindro-paraboliques : des miroirs en forme de cylindre parabolique suivent la trajectoire du soleil et concentrent ses rayons sur un récepteur linéaire, situé sur leur longueur focale.

Réflecteurs linéaires de Fresnel : des miroirs plats ou légèrement incurvés focalisent l’irradiation solaire sur un récepteur linéaire.

Systèmes de concentration par foyer

Tour solaire : des miroirs appelés héliostats dotés d’un dispositif de poursuite de la trajectoire solaire (solar tracking) et disposés en cercles concentriques concentrent l’irradiation solaire sur le récepteur central situé au sommet d’une tour.

Dish-stirling : des miroirs montés en parabole (dish) concentrent la lumière du soleil sur un récepteur monté au niveau du point focal de la parabole. Le récepteur est intégré dans un moteur à haut rendement qui est activé sous l’effet de la chaleur. Ce système a la particularité d’utiliser l’énergie mécanique plutôt qu’un fluide thermique pour produire de l’électricité.

Une diversification de la technologie thermo-solaire est introduite sur Noor Ouarzazate III, par la sous-technologie CSP avec tour solaire. L’unité de production dispose d’un récepteur central situé en haut d’une tour haute d’environ 250 mètres. Elle comprend un système de stockage . de plus de 7 heures.

La technologie photovoltaïque

Choisie pour Noor Ouarzazate IV, Noor Laayoune et Noor Boujdour permet de transformer directement une partie du rayonnement solaire en électricité au moyen de cellules photovoltaïques reliées entre elles dans des panneaux solaires. Sous l’effet de la lumière (photons), les matériaux semi-conducteurs qui composent chaque cellule photovoltaïque produisent et font circuler le courant électrique : c’est l’effet photoélectrique.

Il existe quatre principales sous-technologies photovoltaïques suivant le type de cellule utilisée :

à base de silicium cristallin – les cellules sont élaborées à partir d’un bloc de silicium qui peut être cristallisé à différents niveaux de pureté pour produire du silicium monocristallin ou polycristallin ;

en couches-minces – des dépôts successifs de matériaux semi-conducteurs en couches très fines (nm) sont réalisés pour fabriquer la cellule. Il existe deux principaux types de semi-conducteurs à couches minces : l’amorphe à base de silicium polycristallin, le CdTe (cadmium telluride) et le CIGS (Copper indium galium diselenide) ;

à concentration – un système optique (lentille ou miroir de Fresnel) concentre le rayonnement solaire sur des cellules. Celles-ci sont fabriquées à partir d’un empilement de matériaux photoélectriques (arsenic (As), gallium (Ga), indium (In), etc.) qui permet de capter un spectre plus large du rayonnement solaire, augmentant ainsi le rendement de la cellule ;

organique – les cellules sont composées de polymères (semi-conducteurs organiques, autrement dit des plastiques) dont la nature flexible permet d’obtenir des matériaux souples et légers. Il s’agit d’une technologie au stade de la recherche et développement.

Pour Noor Ouarzazate IV d’une capacité de 70 MW, le processus d’appel d’offre international a été lancé en 2015, et la technologie polycristalline avec un système de tracking à un axe a été spécifiée

La technologie éolienne

La technologie éolienne consiste en la conversion de la force motrice du vent en électricité : les pâles de l’éolienne, activées par le vent, entraînent la rotation d’un axe relié à un alternateur situé au sommet de chaque éolienne, au niveau d’une structure appelée nacelle.

Cette technologie offre d’intéressantes perspectives de complémentarité avec les autres sources d’énergies renouvelables.

Des sous-technologies se déclinent en onshore (installations terrestres) et offshore (en mer), la puissance des vents étant plus forte et plus régulière en mer que sur terre. L’onshore demeure à ce jour la technologie éolienne la plus mature et la plus compétitive. A l’instar d’autres pays, le Maroc l’a donc choisie pour l’ensemble des sites développés à ce jour.

Masen, force inépuisable de développement

L’approche de développement intégré de Masen conjugue les dimensions sociale, économique et environnementale, afin d’impacter positivement les zones proches des sites de production d’électricité propre, le périmètre régional et in fine l’ensemble du territoire marocain.

Des projets durables

En pilotant le chantier des énergies renouvelables, Masen transforme l’énergie naturelle en force de développement.

Dans le cadre de l’essor socio-économique du pays, Masen participe ainsi à l’équité territoriale et à la croissance économique nationale, avec le souci constant de la protection de l’environnement.

Respecter l’existant

Préalablement au développement de ses projets, Masen s’attache à ne pas perturber l’existant. Ainsi le choix des sites porte systématiquement sur des terrains situés à l’écart des principales zones habitées et sont localisés en dehors de tout espace naturel protégé, afin que leur développement n’engendre aucun conflit d’usage ni impact environnemental particulier.

En plus de cela, Masen œuvre à la définition des prérequis au développement humain durable, pour que le virage énergétique national se double de l’amélioration socio-économique des sites accueillant les unités de production d’électricité.

Inscrire le secteur dans un cercle vertueux

Sur le plan économique, les projets renouvelables à forte valeur ajoutée ainsi que les projets d’infrastructures communes associés créent directement ou indirectement de nouvelles opportunités d’emplois.

Masen vise à inscrire ce secteur nouveau dans un cercle vertueux, tant au niveau local qu’au niveau national.

Tenir compte de l’impact environnemental

Sur le plan environnemental, Masen prête une attention particulière à l’identification des impacts potentiels des projets sur l’environnement tout au long de leur développement. Des mesures d’atténuation visant à éviter, à réduire ou à compenser les effets identifiés sont mises en place, afin de favoriser l’intégration des projets dans leur zone d’implantation.

Du local, de l’économique et de l’environnemental

Masen cherche à maximiser les retombées de ses projets énergétiques, en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, au développement économique durable partagé et à la préservation de l’environnement.

Développement local

S’adaptant au profil socio-économique des régions d’implantation, Masen intervient dans de nombreux secteurs, notamment les infrastructures de base, l’éducation, la santé et l’agriculture. Cette intervention est modulable en fonction des zones géographiques ciblées, Masen définissant pour chacune d’entre elles les actions de développement local à prioriser, en coordination avec les acteurs de tutelles sur chacun de ces secteurs. Masen choisit d’intervenir comme organe de développement dans la complémentarité des actions menées localement par d’autres intervenants publics et privés, y compris le mouvement associatif.

La stratégie de développement local adoptée par Masen a ainsi vocation à être appliquée à l’ensemble des projets du groupe. Elle est basée sur la contribution à trois axes majeurs :

Au niveau des villages et des douars environnants : la contribution au désenclavement géographique, énergétique, hydrique et numérique des territoires cible l’amélioration des infrastructures et des équipements de base. Il s’agit également de participer à l’effort de lutte contre l’insalubrité dans ces villages et douars.

Au niveau des villages et des douars environnants, ainsi que des communes limitrophes : la contribution à l’amélioration du cadre social des populations a pour objectif de participer à une meilleure sécurité de la population au niveau des douars et des communes limitrophes et d’encourager son employabilité.

Au niveau des villages et des douars environnants, des communes limitrophes, de la province, de la région et finalement du Royaume tout entier : l’aide au développement et l’animation des territoires visent à favoriser l’emploi, à soutenir les activités économiques, à dynamiser l’économie régionale dans une optique de développement durable des territoires d’accueil et à renforcer les capacités du tissu associatif afin d’en faire un levier de développement.

Pour la priorisation des axes stratégiques et la définition du périmètre d’intervention, Masen prend en compte les caractéristiques socio-économiques et géographiques de chaque localité d’implantation, à travers la réalisation systématique d’études d’impact socio-économique des provinces devant abriter un complexe énergétique.

Quelques réalisations de développement local :

Développement économique

Au niveau de l’emploi, l’objectif stratégique est de maximiser la création de valeur dans le secteur des énergies renouvelables à l’horizon 2020. Sur Noor Ouarzazate I, le taux d’intégration industrielle a atteint 30% du coût de l’investissement du projet (équipement, main-d’œuvre, etc.).

Masen incite les développeurs à privilégier le recrutement de la main-d’œuvre locale aussi bien dans les projets d’infrastructure qu’au niveau des unités de production d’électricité.

D’ores et déjà, sur la seule centrale Noor Ouarzazate I, 2 000 emplois ont été créés durant la phase de construction, dont 80% marocains parmi lesquels 30 % ont été pourvus localement. Une centaine de postes sont prévus pour son exploitation et sa maintenance sur les 25 années à venir.

Les centrales Noor Ouarzazate II et III, en cours de construction, comptabilisent près de 5 000 emplois créés.

Protection environnementale

Composante essentielle de chaque étape de la chaîne de valeur des projets portés par Masen, la préoccupation environnementale respecte les plus hauts standards nationaux et internationaux.

Des études d’impact environnemental et social sont systématiquement menées en amont des projets, pendant la phase de planification. Suite à ces évaluations, des spécifications techniques sont ajoutées au cahier des charges fonctionnel, de sorte que les développeurs aient recours, par exemple, à un matériel n’entraînant ni nuisance sonore excessive ni pollution de l’air.

Dans le cadre de ces études, un plan de gestion environnementale et sociale est établi pour accompagner les phases de réalisation et d’exploitation, incluant des mesures d’atténuation visant à éviter, à réduire ou à compenser les potentiels impacts identifiés.

Pendant ces deux phases, Masen veille au respect de ces mesures et s’assure que le suivi environnemental est conduit régulièrement et conformément aux exigences nationales et internationales.

A travers Masen, le Maroc exportateur d'énergies renouvelables, de savoir et de savoir-faire dédiés

Dans le cadre du modèle national novateur que le Royaume s’est choisi, Masen construit une expertise significative en matière de développement des énergies renouvelables et d’optimisation du prix de l’électricité propre, confortant la position privilégiée du Maroc sur la scène internationale.

Des perspectives énergétiques…

Un pays africain aux portes de l'Europe

Le contexte énergétique africain présente un parc limité de production d’électricité pour une demande croissante.

L’Europe, de son côté, face à des besoins énergétiques stables mais élevés, cherche à injecter de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables dans son mix énergétique.

Par conséquent, d’une part, l’expérience et l’expertise de Masen en matière d’énergies renouvelables s’avèrent adaptées aux défis africains et, d’autre part, l’énergie propre développée par le pays est suffisamment compétitive pour être exportable en Afrique et en Europe.

 

Une référence régionale et continentale

L'Afrique est un grand continent, par ses forces vives, ses ressources et ses potentialités. Elle doit se prendre en charge […]. C'est pourquoi l'Afrique doit faire confiance à l'Afrique.

Extrait du discours de Sa Majesté le Roi au Forum économique maroco-ivoirien à Abidjan, le 24 février 2014

Grâce à son emplacement géographique stratégique renforcé par des infrastructures électriques de transit développées avec l’Espagne et l’Algérie, et compte tenu des études de projet avec la Mauritanie et le Portugal, le Maroc se présente comme une plateforme d’interconnexions régionale entre l’Afrique et l’Europe.

Le Royaume perçoit des perspectives intéressantes d’échange de l’électricité propre vers le nord et de savoir-faire en matière de valorisation des énergies renouvelables vers le sud.

Pour sa part, le continent africain dispose d’un potentiel renouvelable exceptionnel qui nécessite d’être davantage exploité.

FOCUS

« Je veux garder notre marché européen de l'énergie ouvert à nos voisins. Toutefois, si le prix de l'énergie importée de l’Est devient trop cher, politiquement ou économiquement, l'Europe doit être capable d’avoir accès très rapidement à d'autres sources d’approvisionnement. »

(Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne)

« Le Maroc est devenu le hub africain en matière d’énergie renouvelable. […] 15% de la consommation énergétique européenne viendra de l’énergie produite par le Maroc dans les années à venir. »

(Gilles Pargneaux, député européen rapporteur du Parlement européen à la COP 21)

« [ L’interconnexion électrique entre le Maroc et le Portugal] est un projet d’une grande importance, car il permet une plus grande valorisation de notre capacité de produire et d’exporter de l’énergie renouvelable […].

(Antonio Costa, Premier ministre portugais)

 … entre échange et partage

De la connexion entre réseaux nationaux

La carte des interconnexions électriques du Royaume, développées ou en cours, présente des liens au nord avec l’Espagne (700 MW depuis 1997, consolidés par 700 MW additionnels en 2006 et 700 MW à l’étude) et à l’est avec l’Algérie (400 MW depuis 1988, augmentés de 800 MW en 2009).

L’interconnexion de l’Algérie avec la Tunisie permet de relier l’ensemble du Maghreb.

Des interconnexions avec le Portugal (1 000 MW) et la Mauritanie sont à l’étude.

A travers l’interconnexion du Maroc à l’Espagne, et bientôt au Portugal, en parallèle du développement du réseau avec la Mauritanie, elle-même reliée au Sénégal, c’est tout le pôle Afrique du Nord-Afrique de l’Ouest qui est interconnecté au vieux continent.

 

Du marché régional de l’énergie

Le Maroc affiche clairement la volonté de développer un réseau régional électrique.

Les besoins croissants de l’Europe en électricité propre pour accélérer sa transition énergétique, le prix élevé du kWh pour de nombreux pays européens, la capacité nationale marocaine de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables à des coûts compétitifs sont autant de facteurs favorisant l’échange d’énergie depuis le Maroc.

L’Afrique compte un marché de plus de 624 millions de personnes sans accès à l’électricité et bénéficie de grandes ressources solaires, éoliennes, hydrauliques et géothermiques. Le continent exprime une détermination réelle à répondre aux besoins énergétiques des populations par la valorisation de la manne renouvelable.

 

De la coopération Sud-Sud

En partageant l’expérience développée par Masen, en enclenchant une dynamique de développement compétitif des énergies renouvelables à l’échelle du continent africain, l’objectif est de faire des énergies renouvelables un véritable levier de croissance inclusive, d’abord au bénéfice des populations africaines les plus vulnérables.

Engagé dans la région MENA, actif à l’échelle du bassin méditerranéen et conscient de sa vocation africaine orientée vers la coopération Sud-Sud, le Royaume se place en acteur énergétique régional et continental responsable et impliqué.

FOCUS

« […] [L]’Afrique, qui dispose de l’un des meilleurs potentiels solaires et d’un gisement éolien exceptionnel, pourrait non seulement satisfaire ses propres besoins, mais aussi exporter son énergie ailleurs. « Les pays du continent, qui recèlent d’énormes potentialités, sont en mesure d’enclencher une dynamique de développement qui permettrait de changer la situation, pourvu qu’ils fassent preuve de volontarisme et d’une bonne gestion de leurs ressources », souligne M. Bakkoury»

Extrait de l’article « Mustapha Bakkoury, président de Masen », paru le 15 juillet 2016 dans le magazine hebdomadaire Challenge